
REQUIEM pour une CAUSE PERDUE
– Le 13 mai, 1958 Gilles BUSCIA participe activement aux évènements. Le 23 Mai 1958 il s’empare sans ménagements de la Préfecture d’AJACCIO. Le basculement de la CORSE a un impact plus important que prévu. PFLIMLIN y voit la volonté d’Alger de débarquer en Métropole. Il démissionnera dans les heures qui suivront.

– Gilles BUSCIA fut l’un des éléments les plus déterminés de l’OAS.
– Après avoir combattu jusqu’au bout avec les commandos deltas à Alger, il rentre en Métropole pour continuer le combat.
– Arrété, il s’évadera de Fresnes et poursuivra la lutte avec pour objectif principal l’élimination de De Gaulle.
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– La chance sera du coté du Président de la République, de même le jour où il devait supprimer Georges POMPIDOU à ORVILLIERS.
– Sa deuxième arrestation en novembre 1965 sonnera le glas du combat militaire de l’OAS car il était le dernier à se battre.
– Dans ce livre Gilles BUSCIA raconte son combat, ses justifications et les trahisons au plus haut niveau de l’Etat.
– Condamné à mort par contumace en avril 1964, il sera rejugé et passera 3 ans en prison avant d’être amnistié en 1968 (MASSU avait dit-on mis comme condition la libération de tous les condamnés "algérie française" pour soutenir De Gaulle au moment des évènements de mai 1968).
Voici quelques extraits de son livre :
;"... le nom de De Gaulle, ovationné par la foule algéroise, suscitait en moi les plus vives inquiétudes..."
;page 50, l’élimination d’une barbouze "... je dépassais l’homme puis me retournais brusquement. Il comprit tout de suite. Ses yeux s’élargirent quand il vit l’arme que je pointais sur lui. Il tenta peut-être de crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Deux balles claquèrent et se logèrent dans sa poitrine. Sous l’impact il fléchit les genoux et s’affaissa. Je m’approchais et lui donnais le coup de grâce..."
; page 98 "... 22 juin 1962, un ordre m’enjoignait d’exécuter au plus tôt le commandnt KUBASIAK qui commandait la base militaire de Blida... en se voyant perdu le commandant KUBASIAK se mit à hurler... j’ouvris le feu sur l’officier qui s’écroula...."
; page 113 "... l’Algérie n’était plus Française mais la France devenait de plus en plus Algérienne...."
; "... je me considère comme un étranger dans ce pays sans âme..."