ALGERIE, LE GACHIS FATAL

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L’auteur, né à Bône, fils de gendarme, Saint-Cyrien de la promotion lieutenant-colonel Jeanpierre, rejoint l’OAS le
26 mars 1962, après la tuerie de la rue d’Isly. Il gagne clandestinement l’Algérie avec trois camarades de promotion.

Mis à la disposition du colonel Château-jobert il découvre en Kabylie la faiblesse des moyens de l’OAS, le spectacle des Pieds-Noirs qui se bousculent pour gagner la métropole et les Harkis qui s’entassant sur les quais de Bougie dans l’attente d’un vain embarquement...

De retour en France, il vit en clandestinité trois ans et retrouve une vie normale en 1965.

Il vient d’achever une carrière dans l’industrie pharmaceutique.

Christian Agius, inconsolable et inconsolé d’avoir perdu son pays, est amené dans son analyse de ce drame, à la conclusion qu’il n’y avait aucune chance pour la France de conserver l’Algérie, au-delà même des mensonges et des trahisons de De Gaulle, parce qu’elle a négligé, par son idéologie officielle anti-religieuse, la profondeur du phénomène de l’Islam, seul ciment d’une rébellion aux composantes des plus disparates.

On s’est contenté du seul recours à l’Armée pour mater les émeutes depuis la conquête.

Pour l’auteur, la clé de la pérennité française ne pouvait se trouver que dans la conversion au christianisme des Berbères d’abord, des Arabes ensuite, s’appuyant sur la "prophétie" du Père Charles de Foucauld, écrite en 1912.

A présent, seuls maîtres de leur destin, les Algériens achèvent ce Gâchis Fatal, de Charybde en Scylla, du socialisme appliqué à l’islam extrémiste, en défigurant un pays au potentiel fabuleux, trahissant Saint-Augustin, trait d’union historique entre la berbérité et le
christianisme.